Intervenants

Le Dr. Marc Audebert est directeur de recherche à l’INRAE de Toulouse dans l’unité Toxalim. Il travaille sur le lien entre les contaminants alimentaires et la cancérogenèse. Il possède des compétences dans différents domaines scientifiques : génotoxicité, biologie cellulaire et moléculaire, réparation de l’ADN, carcinogenèse et signalisation cellulaire. Il a publié plus de 65 articles originaux. Il est impliqué dans des projets nationaux (ANR, ANSES) et internationaux (H2020). En temps qu’expert il participe à l’élaboration des lignes directrices de l’OCDE pour les essais de génotoxicité.

Après un début de carrière dans le domaine de la recherche fondamentale en cancérogénèse axée sur la génotoxicité (3 ans de Post-Doc au Centre Allemand de Recherche sur le Cancer à Heidelberg), j’ai entamé une carrière en toxicologie en industrie avec 5 ans à Rhône-Poulenc Agro, puis 16 ans à Galderma R&D avec notamment la participation à l’évaluation d’un test de génotoxicité in vitro, des approches in vitro sur peau humaine, une publication sur les effets protecteurs d’une substance pour les cancers photo-induits. J’ai de plus participé à des propositions de valeurs de références toxicologiques pour les expositions journalières acceptables pour les impuretés élémentaires dans des produits topiques, et pour des doses recommandées pour des huiles essentielles dans des compléments alimentaires.

Depuis 8 ans, je dirige le service de toxicologie du secteur médicaments de Pierre Fabre Pharma et nous participons au développement de produits dans le domaine de l’oncologie (anticorps, ADC, petites molécules). Nous avons recours à différentes techniques toxicologiques in vitro pour évaluer et sélectionner précocement nos cibles dans des domaines comme le relargage de cytokines, la neurotoxicité, la toxicité intestinale, l’hémato-toxicité. Nous utilisons aussi différents modèles in silico tant pour la prédiction de la toxicité que pour l’évaluation du risque toxicologique.

Enfin, je contribue aux échanges et formations en toxicologie avec une collaboration étroite avec le Master II de Biologie Intégrative et Toxicologie de l’Université Paul Sabatier de Toulouse depuis 8 ans, et en participant aux enseignements du ‘Pre-Clinical and Clinical safety in Early Development Human Trials’ organisé par l’Association Française de Pharmacologie Tranlationnelle – Le Club Phase 1, in collaboration avec l’Université Paris-Saclay depuis 2023.

Valentin Chapon travaille à l’Ineris en tant qu’ingénieur économiste de l’environnement depuis 2017. Il réalise des analyses coûts-bénéfices, analyses coûts-efficacité et analyses multicritères. Il a contribué à plusieurs projets européens en développant des outils d’aide à la décision pour évaluer la durabilité d’innovations dans des domaines variés (projets Horizon-europe: NAMWISE (NAMs), EMPHATICaL(bio/e-carburant), BlackCycle (recyclage…). Il participe également à divers projets pour le ministère de l’Environnement sur l’utilisation des produits chimiques.

Helder Constantino est Managing Director de l’Industry Alliance for Microphysiological Systems (IAMPS), une association industrielle établie à Bruxelles. À ce poste, il soutient le développement stratégique et la représentation du secteur des systèmes microphysiologiques (MPS) en Europe, en travaillant avec les acteurs industriels et les agences de l’Union européenne afin de favoriser l’adoption de ces technologies de recherche innovantes.

Nicolas COUVREUR, Head of Early and Investigative Nonclinical Safety, Servier.

Spécialiste de la sécurité non clinique des candidats médicaments en phase précoce, mon équipe et moi-même travaillons sur le développement et la mise en œuvre de modèles innovants et prédictifs visant à anticiper la toxicité des candidats médicaments. Notre activité s’appuie sur des approches in vitro avancées (cultures cellulaires 2D/3D, organ-on-a-chip, etc.) ainsi que sur des outils in silico et intégrant IA et Big Data. Ce rôle combine expertise scientifique et vision stratégique pour sécuriser les programmes de développement, en identifiant précocement les signaux de toxicité sur les organes cibles et en contribuant à la sélection des candidats les plus prometteurs.

Anne Gourmelon is the principal administrator of the Test Guidelines Programme, within the Environment Directorate at the Organisation for Economic Cooperation and Development. Anne started working at the OECD in 2002, initially on projects related to endocrine disrupters testing and assessment methodologies. She also worked for some years on the OECD Cooperative Chemicals Assessment Programme. She took over the lead of the Test Guidelines Programme in 2013. Many Test Guidelines using alternatives to animal testing have been developed in the last two decades for skin and eye toxicity, to meet evolving regulatory needs and address ethical questions of animal use. Many challenges remain to address systemic toxicity using reliable predictive tools, striking a balance between flexible approaches and harmonisation of methodologies to maintain a common level playing field. OECD is an inter-governmental organisation where projects are driven by regulatory needs in member countries.

Dr Katia Lacasse, ERT, est Senior Advisor en Product Stewardship au sein du Conseil européen de l’industrie chimique (Cefic). Elle est également Industry Co‑Chair de l’European Partnership for Alternative Approaches to Animal Testing (EPAA), un partenariat entre la Commission européenne et l’industrie visant à accélérer le développement, l’acceptation et l’utilisation réglementaire de méthodes alternatives aux essais sur animaux.

Dans ses fonctions, elle travaille à l’interface entre science, réglementation et politiques publiques, avec un focus particulier sur les nouvelles approches méthodologiques (NAMs), l’évaluation des risques et la transition vers des approches de sécurité chimique sans recours aux animaux, dans un contexte européen et international.

Benoît Maisonneuve est Directeur des Partenariats Stratégiques et des Affaires Réglementaires chez NETRI. Titulaire d’un double doctorat en rhéologie et en bio-ingénierie, il a contribué au développement de technologies innovantes telles que les modèles brain-on-a-chip, les modèles de maladies liées à l’âge, les hydrogels 3D et les approches CRISPR/Cas9. Son expérience couvre également le développement pharmaceutique, la gestion des essais cliniques et la stratégie réglementaire. Membre actif de comités internationaux et d’organismes de normalisation, il a rejoint NETRI en 2021 et s’engage à faire progresser la science et à façonner l’avenir des méthodes d’évaluation.

Après une thèse de doctorat chez Sanofi Aventis et un post-doc chez Novartis sur l’identification de biomarqueurs par toxicogénomique, Cécile a rejoint l’Anses.  Pendant 17 ans, elle a été la responsable de l’unité chargée de la mise en œuvre de la stratégie française sur les perturbateurs endocriniens et des règlements européens REACH, CLP et Cosmétiques pour la France. Elle a récemment pris la direction de Pepper.

Cécile est une experte reconnue internationalement sur les perturbateurs endocriniens : elle participe actuellement à la mise à jour du rapport du PNUE et de l’OMS sur l’état des connaissances scientifiques sur les perturbateurs endocriniens. Elle a une connaissance approfondie de la conception des études de toxicologie, et de leurs exigences dans le contexte des stratégies d’essai.

Sur ces sujets, elle a contribué à la rédaction de plus de 30 articles dans des revues scientifiques évaluées par des pairs et a édité/coordonné des centaines de rapports d’experts et de dossiers réglementaires.

Avec Pepper, elle œuvre au développement de méthodes de tests solides et modernes afin d’assurer, à terme, la sécurité des substances chimiques de manière efficace.

Gladys Ouédraogo dirige actuellement le programme de recherche sur la toxicité systémique chez L’Oréal.  Docteure en pharmacie, elle a effectué un doctorat et un post-doctorat en photobiologie. Elle justifie de 23 ans d’expérience dans le développement de méthodes prédictives pour la toxicité en cosmétique. Experte en génotoxicité, elle a pu étendre chez L’Oréal R&I son périmètre de compétence à la modulation endocrinienne et à la toxicité systémique à dose répétée, notamment. À son poste et au sein de différents comités et associations professionnelles, elle participe à la définition des stratégies L’Oréal en matière d’évaluation de la toxicité, et à leur diffusion auprès de l’industrie, de la communauté scientifique et des autorités. Elle est autrice de plus d’une quarantaine d’articles sur les méthodes alternatives, est engagée dans des associations professionnelles telles que l’ESTIV (société Européenne de la toxicologie in vitro), In2Tox (comité scientifique d’EUROTOX -Fédération des Toxicologistes Européens et Sociétés Européennes de Toxicologie), la  SOT (Société Américaine de Toxicology) et dans des groupes de travail de l’ ICCS (International Collaboration on Cosmetics Safety) et de l’OCDE.